Clairet - Novembre 2019

Edito

L’excès de vitesse et d’alcoolémie ainsi que la prise de stupéfiants demeurent, au travers des statistiques, les principales causes des accidents mortels de la circulation. 

S’agissant de la vitesse et des imprudences, si on les constate en tous lieux, c’est en milieu urbain et périurbain qu’elles sont les plus redoutables. 

Dans notre village, elles n’émanent que d’une minorité, mais néanmoins significative, de conducteurs et conductrices irresponsables ne résidant d’ailleurs pas tous à Luray. 

Il a donc fallu inventer des moyens dissuasifs pour « casser » cette vitesse à l’aide de ralentisseurs allant des chicanes aux « dos d’ânes » en passant par les « coussins berlinois » et autres. 

Tous ces dispositifs coûtent cher à la collectivité c’est-à-dire aux contribuables (14 000€ pour un plateau sécurisé avec sa signalisation !). Que d’économies réalisées dans le budget communal si tous respectaient la vitesse autorisée ! 

Réclamés par une très grande majorité d’habitants, vilipendés par certains, les ralentisseurs font l’objet d’une demande pressante du service ad hoc de la communauté d’agglomération et du gestionnaire des transports urbains pour leur effacement ou la confection de dispositifs plus « doux » afin de limiter l’usure des véhicules. Or quand les ralentisseurs sont doux, ils ne remplissent plus leur rôle et les habitants du secteur réclament le retour à un équipement plus efficace. 

Puisque gérer c’est choisir, entre la gêne induite par un ralentisseur et la sécurité des personnes, entre le service public maintenu et des ralentisseurs efficaces, les élus ont choisi.

Alain Fillon

 

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